Les cloches de l'église du Falgoux
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Grace à la monographie du curé desservant de l'époque et au bulletin "Notre Dame de Lorette" nous avons recceuilli des informations très précises sur les cloches de l'église du Falgoux.

Le clocher est garni de 4 cloches :

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La plus ancienne cloche porte l’inscription suivante en beaux caractères gothiques :
IHS XPS VENIT IN PACE DEUS HOMO FACTUS EST L'AN MIL CCCC L XXXX III (cerveau).

Date : 1493 (cerveau).

Inscription : TE DEUM LAUDAMUS (répétée trois fois, au sommet de la panse et six fois sur la pince).

Sur un côté entre le 2ème et le 3ème ruban, on voit une croix latine dont chaque extrémité est ornée d’une petite croix de Malte. Cette croix repose sur un piédestal à trois degrés. Au bas de ce piédestal se trouve un petit médaillon représentant une Piéta.
Le cerveau est séparé de la robe par trois cordelettes en saillie. Sur la robe, huit petits médaillons sont disposés deux à deux en forme de livre ouvert.

Le premier de ces cadres représente à droite, Saint Antoine dans le désert, à gauche Saint Jean buvant la coupe empoisonnée.
Le deuxième cadre représente à droite Saint Jean dans une chaudière d’huile bouillante et à gauche le bon Pasteur.
Le troisième représente d’un côté la Sainte Vierge avec l’enfant Jésus et à gauche le bon Pasteur. Le quatrième nous montre l’apôtre Saint Jean portant un lys et Saint Antoine.

Cette cloche vient de Saint Clément, Canton de Vic. Elle a été portée au Falgoux pendant ou après les troubles de la révolution et les anciens possesseurs ne purent, malgré leurs démarches, la recouvrer.


La seconde cloche par ordre d’ancienneté porte l’inscription suivante :
« J’ai été baptisée le 24 juin 1773 Marie Germaine par Baptiste Gaillard, prêtre curé.

Le parrain a été noble Jean de Chabannes, premier baron d’Auvergne, marquis d’Apchon, haut et puissant seigneur, maréchal de camp. La marraine , noble Dame Baronne, marquise d’Apchon. »

En bas de la robe, Louis Decharme, fondeur.
Au milieu de la robe : une croix en relief et une Mater dolorosa, et du côté opposé, la Sainte Vierge portant l’enfant Jésus.

Cette cloche fut fondue au Falgoux sur l’emplacement actuel de la fontaine publique à l’ombre d’un énorme Sully dont le pied avait 7 m de circonférence.

Après le succès de cette opération, on alla à l’église chanter un "Te Deum" d’actions de grâces".


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Sur la troisième cloche , (la plus petite des quatre) on lit :
« L’an de N.S.J.C. 1842, j’ai été bénite par M. Lestrade, curé du Falgoux et nommée Antoinette-Jeanne par M. Bergeron (mon parrain) et par Antoinette Vidal épouse du parrain en présence de M. le maire et de son adjoint, achetée par la fabrique».

Au bas de la robe, on peut lire : « refondue en 1862 par F Dutoit et Cie, fondeur de son Em. Mgr le Cardinal archevêque.
D’un côté se trouvent les armoiries du cardinal et de l’autre un crucifix.
On peut voir en haut, des anges enguirlandés de fleurs et au milieu, un ruban de dentelle.
Plus haut, on distingue deux cadres présentant un prêtre en surplis portant un ciboire.


Cette petite cloche fut bénie le 18 juillet 1842 par M. Lestrade en présence de M. Rongier, maire de la commune, de M. Vidal, adjoint, des membres du Conseil municipal et du Conseil de Fabrique.


La quatrième cloche (qui est la plus grande) et la plus récente porte sur un côté de la robe l’inscription suivante :
« L’an 1868, j’ai été refondue. J’ai été bénite par M. Gandilhon, curé du Falgoux. J’ai été nommée Gabrielle-Jeanne par M. Jean Hugary de la Combe, mon parrain et Mme Rongier de la Franconèche, née Gabrielle Sevestre, ma marraine.».

Au-dessus, « Dubuisson, fondeur à Paris ». Un aigle avec l’inscription « MDCCCLVII à Paris ».
Au-dessus, dans un médaillon, deux personnages portent l’Arche d’alliance.
Du côté opposé, on lit : « L’an 1842, j’ai été bénite par M. Lestrade, curé du Falgoux et nommée Marguerite-Jeanne par M. Chaumeil mon parrain, et Marguerite Ribes, épouse du parrain du Coin en présence de M. le Maire et de son adjoint".

Donateurs : Bergeron jeune du Meynial, Charbonnier du Vizet, Hugary de la Combe, A. Lavergne de la Morethie, A. Raboison jeune de la Franconèche, A. Vizet de Fontolive, A. Vizet de la Combe ».

Sur les côtés, entre les inscriptions, deux croix placées entre le Bon Pasteur et un évêque crossé et mitré.
Au pied de chacune de ces croix, un médaillon représentant un ciboire, une croix archiépiscopale, des grappes de raisins et des épis de froment.
Au dessus de ces médaillons, un cadre représente la Sainte Vierge tenant l’Enfant-Dieu entre ses bras. A droite, un personnage tient une épée de la main droite, la gauche ramenée sur sa poitrine. A gauche, le Père éternel, levant la main droite pour bénir.
Au-dessus de la deuxième inscription, l’effigie de Napoléon III empereur.

Pendant les sonneries de l’Avent, à la date du 16 décembre 1857, cette cloche, par suite d’une fausse manœuvre, se détacha et tomba sur le nommé Pierre Sarret de Lajarrige, qu’elle tua net.
Quelques années plus tard, elle se fêla et l’on dut la renvoyer à la fonderie Dubuisson-Gallois.