Présentation du Vaulmier
Zoom sur la vallée > Le Vaulmier

Partons à sa découverte :

Panneau du Vaulmier

Le Dictionnaire Historique et Statistique du département du Cantal de Jean Baptiste de Ribier du Châtelet en 5 volumes,publié de 1852 à 1857, demeure encore aujourd'hui le document de référence sur la description des villages Cantaliens. Une réédition en 300 exemplaires a été réalisée en 2005.

Voici un premier aperçu de ce village.
Deux vues globales du bourg : la première vue de côté et la deuxième vue du Coucu sur les hauteurs.
(Remerciements à M. Albessard pour ces photos qui datent de 1910 environ)

Situé dans la partie la plus large de la vallée du Mars, l'origine du mot Vaulmier étant celui de « vallée du ruisseau du Mars », il est la corruption du vieux nom roman Valmieg (étymologie Val-Meg le milieu de la Vallée). 

Le mot vallée provient du mot Val /Vau, du latin Vallis. Le nom de Vaulmier a varié au cours des siècles ; Le plus approchant est Valmieres qui est apparu en 1267, ensuite Valmeyrs en 1282,Valmeriis en 1312,Le Valmiés en 1418,le Valmiersen 1445, puis Le Volmiers, et les vauxmiers ... et enfin les vaulmiers par la suite devenu le Vaulmier. On l'a quelquefois indiqué dans des actes du milieu du XVe siècle sous le nom du château sans autre désignation.

Le Village se distribue autour d'un élégant clocher, dans le style roman de transition qui le fait distinguer de loin. Tout autour de la petite place centrale du bourg, on constate la présence d'anciennes maisons cossues. Celles-ci restent le témoin d'une certaine réussite économique, pour l'époque, qui a pris de l'essor au milieu du XXème siècle, autour de la période de la deuxième guerre mondiale, de ces"exilés" Auvergnats à Paris, avec les marchands et livreurs de charbon, "les fameux bougnats" ou tout simplement dans la récupération et la revente de la "ferraille" ou autres matériaux et objets divers.

La commune du Vaulmier, démembrée depuis 1837 de la commune de Saint -Vincent, dépend du canton de Salers et de l'Arrondissement de Mauriac.(Voir article sur la cission entre ST VINCENT et le VAULMIER).
Elle est bornée par les communes de Collandre au Nord-Est, du Falgoux au Sud-Est, d'Anglards de Salers au Sud-Ouest et de Saint-Vincentau Nord-Ouest.
La commune est arrosée par la rivière du Mars et par quelques ruisseaux torrentueux qui se précipitent en cascades sur les flancs de la vallée(le plus haut est le Pissarot au dessus de la Rocherie haute).
Le point le plus élevé de la commune est le Suc de Rond au dessus d'Espinouze qui est à 1581m d'altitude.

La commune du Vaulmier se compose en dehors du bourg des hameaux suivants :

Albos, Broussouze, Espinouze, Espinasse, Le Furgoux, Gromont, La Morétie, Outre, La Saliège.
Ci-dessous quelques cartes postales anciennes :

Autrefois, le Vaulmier était le siège d'une seigneurie très importante qui comprenait les terres du Falgoux (hors abbaye), du Vaulmier et de Saint-Vincent (sauf Condamine) et plusieurs villages de la commune d'Anglards.
Les seigneurs de Salers, de Leybros, de Valens, et l’abbé de Valette faisait hommage au seigneur du Vaulmier pour différents fiefs qu’ils tenaient de lui. La baronnie du Vaulmier relevait des Comtours d'Apchon.
De la charte de Clovis à la vente de la baronnie des valmiers en 1785, l’existence d’un château féodal au Vaulmier est prouvée, mais il a disparu depuis plus de deux cents ans.
Pendant 5 siècles, les habitants du Vaulmier ont vécu et travaillé à l’ombre d’un château dont aucun vestige n’est apparent. L’existence de cette forteresse est mentionnée pour la première fois par Deribier du Chatelet dans son « dictionnaire statistique et historique du Cantal »ou il écrit : « il y avait au Vaulmier un château qui devait être près de la chapelle qui en était une dépendance et dont on a fait l’église paroissiale. Ce château existait encore en 1699.»

Dans son livre « d’Apchon à Salers : LA BARONNIE DES VALMIERS et ses voisines XIVeme-XVIII ème siècles », M. Anthony CHAMBON nous décrit la position du VAULMIER :
« Derrière les données du terrier filtre le village « des Valmiers », modelé au fil du temps autour du château et de sa chapelle. « Les Valmiers » sont battis à une croisée de chemins, la plus importante de la vallée « de la rivière de Mar ». Le plan levé un siècle et demi plus tard a fixé des itinéraires fréquentés pendant des siècles et certainement en place au milieu du XVIIème siècle...
L’axe majeur n’est autre que le chemin reliant Apchon à Salers, deux sièges du pouvoir, le seigneurial à Apchon et le royal à Salers, siège du baillage des montagnes. De direction nord-est sud-ouest, il descend du plateau de Trizac et du suc de Rond à partir des montagnes du «peux del lac»et du «chausedier», passe «aux Valmiers », traverse « la rivière de Mar» à la sortie du village et se dirige vers le plateau de Salers qu’il atteint aux montagnes de «combru » de la «beliche »
D’autres chemins desservant des villages de la vallée le rejoignent au Valmiers, en premier celui venant « des falgoutz » par « broussouze»et celui venant de Saint-Vincent, chef lieu de la paroisse, par la Saliège ; les chemins de «groumon » de la « mourretye », de «lespinasse"et de « lestrade» y convergent.
Les Valmiers sont au cœur de ce maillage serré dont la plupart des voies ont perduré jusqu’au début du XXIème siècle..... »