Us et coutumes autrefois
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Henriette FAUX se rappelle de vieilles coutumes datant du XIXème siècle et début du XXème siècle.

"lou noubiagé"  : Dans une famille où l'on préparait un mariage, on recevait durant le temps nécessaire, une couturière à demeure afin de coudre des vêtements pour les gens de la noce.
A cette époque, les mariées dans les familles modestes, n'étaient pas habillées en blanc.
La couturière appelait cette tâche coudre "lou noubiagé".

"faire barrière" : Cette coutume se pratiquait lors des mariages.
Au Falgoux, la mairie était située à côté de l'école des garçons au fond du bourg.

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Alors que le cortège nuptial débouchait en haut du chemin, venant de la mairie, il trouvait au passage une petite table dressée, recouverte d'une nappe sur laquelle se trouvait une bouteille, des verres et quelques gâteaux.
A côté de la table, se tenait une femme avec des présents ou quelques fleurs selon la saison. Elle offrait voeux et compliments en l'honneur des mariés tout en faisant appel à la générosité des gens de la noce.
Une tirrelire était bien placée : c'était appelé "faire barrière".
Il était rare que les invités se servent mais ils laissaient tomber quelques pièces dans l'escarcelle, cadea apprécié par la perdonne de condition modeste.



La vie quotidienne était rythmée également par le calendrier religieux.

Les anciens n'ont certainement pas oublié "les réveillés".

Autrefois, lorsque arrivait le Carême, Mardi Gras était une grande fête dans nos villages.
C'était à l'occasion de ce qu'on appelait "la Semaine Grasse". Elle était l'occasion de grandes réjouissances, et petits et grands en profitaient au maximum.
Dans les fermes, la marmite était remplie de cochonnaille : saucisses, saucissons, côtes de porc... Il y avait partout des corbeilles de crêpes, de beignets, de gaufres. On mangeait à satiété car, dès le lendemain et jusqu'à Pâques, on de devait plus manger de viande.

A la tombée de la nuit, on frappait à la porte des maisons et des gens masqués faisaient irruption.
"voulez vous nous laisser chanter ?
" demandaient-ils. "oui, oui" répondait-on de l'intérieur, et ils chantaient la Passion du Christ.

Ces arrivants étaient bizarrement accoutrés. Ils portaient tous un masque sur le visage avec deux trous pour les yeux et chacun devait s'efforcer de deviner qui se cachait dessous...
Lorsqu'ils

jugaient être restés assez longtemps dans une maison, ils s'en allaient recommencer leur comédie ailleurs.
Si on avait deviné qui ils étaient, ils enlevaient leur masque. Alors, on leur offrait à boire et souvent à manger, et ils repartaient heureux, avec un peu d'argent et des victuailles (surout des oeufs).

Exraits de l'article de Jack ROGER dans la revue "les amis de Saint-Vincent".